9.4.26

De nombreuses sociétés reçoivent des courriers de PicRights — ou d'organismes similaires — dont le but est de collecter des droits de licence pour l'utilisation de photographies prétendument protégées. Ces courriers indiquent qu'une photo "protégée" a été utilisée sur votre site ou vos supports, et réclament le paiement d'une licence de plusieurs centaines d'euros.
Ce qui frappe dans ces courriers : l'organisme se garde bien de mentionner que le destinataire peut faire appel à un avocat. Et sans réponse de votre part, la facture augmente exponentiellement.
Pour comprendre les fondements juridiques de ces réclamations, consultez notre page sur le droit de la propriété intellectuelle.
Pas nécessairement. Et c'est souvent là que réside la première ligne de défense.
La protection d'une photographie par le droit d'auteur n'est pas automatique — elle suppose de démontrer l'originalité de l'œuvre, c'est-à-dire que la photo reflète un apport créatif personnel de son auteur, au-delà de ses simples aspects techniques (cadrage standard, éclairage neutre, sujet banal).
C'est une condition que PicRights ou ses mandants ne sont pas toujours en mesure de prouver. Il ne faut donc pas hésiter à leur demander d'établir concrètement en quoi la photographie en question remplit ce critère d'originalité.
Ne vous laissez pas impressionner par le ton comminatoire de ces courriers.
Découvrez nos études de cas en droit d'auteur pour d'autres situations similaires.
Chaque réclamation est différente et il n'existe pas de réponse universelle. Cependant, plusieurs angles de défense peuvent être explorés selon la situation :
Ces situations relèvent parfois aussi de la concurrence déloyale et du parasitisme — découvrez notre expertise.
À plusieurs reprises, j'ai pu défendre des clients ayant reçu ce type de réclamation — et obtenir des résultats favorables, que ce soit par la contestation de la protection invoquée ou par une négociation aboutissant à une résolution amiable bien en dessous des montants initialement réclamés.
Ne répondez pas précipitamment et ne payez pas sans avoir analysé la situation. Contactez-moi pour une première analyse de votre dossier.